đ”đ° Deux semaines de coupure internet au Pakistan
Courts-circuits | 27 mai-22 juin 2026
Les derniers blocages en date
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Iran đźđ· Bonne nouvelle : la coupure internet en Iran est (partiellement) finie. Pour autant, ce n'est pas un "retour Ă la normale" dans le pays, loin s'en faut.
AprÚs 88 jours d'isolement numérique, l'une des plus longues coupures internet de l'histoire récente, les autorités iraniennes ont finalement rétabli une connectivité partielle à la fin du mois de mai 2026, comme le rapportent plusieurs médias internationaux dont le New York Times et Wired.

Cependant, cette restauration reste trÚs limitée : selon TechRadar, seuls certains services basiques fonctionnent, tandis que les réseaux sociaux comme Telegram et les outils de contournement (exemple : les VPN) restent largement bloqués, comme le souligne Radio Free Europe/Radio Liberty. Le quotidien britannique The Guardian confirme que la connectivité est "partielle et instable", avec des restrictions toujours en place sur les plateformes étrangÚres.
Les raisons de cette coupure prolongée restent floues, mais plusieurs observateurs pointent du doigt une stratégie de contrÎle accru en collaboration avec des acteurs étrangers. The Times évoque notamment l'installation de matériel chinois permettant une surveillance accrue, tandis que TechTimes souligne que le trafic internet iranien a chuté de 40 % pendant la blackout, un chiffre qui reflÚte à la fois l'ampleur de la censure et l'adaptation des utilisateurs à des solutions alternatives.
Comme le note CNN, les Iraniens ont réagi avec un mélange de scepticisme et de défiance, certains craignant que cette "ouverture" ne soit qu'une tactique pour mieux identifier les opposants en ligne.
Enfin, cette crise s'inscrit dans un contexte gĂ©opolitique tendu, oĂč l'Iran cherche Ă renĂ©gocier sa place sur la scĂšne internationale, comme l'analyse l'ex-diplomate Charles Dunne dans les colonnes de Radio Free Europe/Radio Liberty.
Si la fin de la coupure marque un soulagement pour les citoyens, elle ne signifie pas la fin des restrictions : selon Deutsche Welle, les anciennes mesures de filtrage (comme le blocage des VPN) sont toujours actives, et les autoritĂ©s maintiennent une surveillance Ă©troite du trafic. Comme le rĂ©sume The Atlantic, l'Iran semble dĂ©sormais privilĂ©gier une approche plus subtile, mĂȘlant rĂ©pression technologique et nĂ©gociations, plutĂŽt qu'une censure totale.Une chose est sĂ»re : pour les Iraniens, le retour en ligne ne rime pas encore avec libertĂ©.
Aller plus loin : DĂ©couvrez (ou redĂ©couvrez) les trois volets de ma sĂ©rie, "Iran, analyse dâune coupure internet sans prĂ©cĂ©dent":
- Comment lâIran a coupĂ© internet pour prĂšs de 90 millions de personnes
- Comment le blackout internet en Iran redessine le rÎle du secteur privé
- Internet Pro : prĂ©mices dâun "apartheid numĂ©rique" en Iran ?
Inde đźđł Le 16 juin, le gouvernement indien a suspendu lâaccĂšs Ă Telegram dans le pays jusquâau 22 juin. Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prise aprĂšs que les rĂ©sultats de lâexamen national dâentrĂ©e dans les facultĂ©s de mĂ©decine (appelĂ© NEET-UG) ont Ă©tĂ© annulĂ©s le mois dernier, dans un contexte dâallĂ©gations selon lesquelles le sujet dâexamen aurait Ă©tĂ© divulguĂ© sur la plateforme.
Le pays est le premier marchĂ© de Telegram, qui compte plus de 150 millions dâutilisateurs indiens. Lâentreprise a fait appel auprĂšs de la Haute Cour de Delhi, mais celui-ci a Ă©tĂ© refusĂ©. Le gouvernement est "habilitĂ© [...] Ă donner des directives pour bloquer lâaccĂšs public Ă Telegram", a dĂ©clarĂ© dans son arrĂȘt le juge Tejas Karia.
LâĂ©preuve de rattrapage Ă©tait prĂ©vue pour le 21 juin et a dĂ» se dĂ©rouler sans accĂšs Ă internet pour les Ă©tudiants.
Rajasthan đźđł Lâinternet mobile a Ă©tĂ© suspendu dans certaines zones ciblĂ©es de Jaipur, capitale du Rajasthan, aux alentours du 8 juin, notamment dans le secteur de Jagatpura.
La raison invoquĂ©e : prĂ©server lâordre public pendant une vaste opĂ©ration de dĂ©sempiĂ©tement et dâĂ©largissement des routes menĂ©e par lâAutoritĂ© de dĂ©veloppement de Jaipur.
Azad Jammu-et-Cachemire đ”đ° Netblocks a confirmĂ©, le 5 juin, une perturbation majeure de la connectivitĂ© internet dans la rĂ©gion administrĂ©e par le Pakistan, aussi connue sous le nom dâAzad-Cachemire.
Cette coupure, qui a duré plusieurs jours, est intervenue avant des manifestations alors que les autorités utilisent des pouvoirs antiterroristes pour interdire le Joint Awami Action Committee (JKJAAC), un groupe local de la société civile.
LâONG Amnesty International sâest offusquĂ©e de la caractĂ©risation de âterroristeâ du mouvement JKJAAC et a dĂ©noncĂ© la rĂ©pression du gouvernement et les restrictions dâaccĂšs Ă internet.

Haryana đźđł DĂ©but juin, lâinternet mobile a Ă©tĂ© suspendu Ă Faridabad, ville la plus peuplĂ©e de lâEtat de lâHaryana, dans le nord de lâInde. DâaprĂšs le gouvernement de lâEtat, cet ordre a Ă©tĂ© donnĂ© afin qu'aucune fausse rumeur ne se propage pendant l'action de dĂ©molition prĂ©vue dans la journĂ©e du 30 mai. Une mosquĂ©e, un temple Shiva et d'autres structures illĂ©gales situĂ©es Ă Masjid Chowk Ă Faridabad ont Ă©tĂ© dĂ©molies par des bulldozers. Ces constructions illĂ©gales obstruaient en effet la rĂ©alisation du couloir prĂ©vue pour la construction dâune ligne ferroviaire Regional Rapid Transit System (RRTS), ce qui a justifiĂ© leur dĂ©molition.
Russie đ·đș D'aprĂšs le Centre ukrainien de lutte contre la dĂ©sinformation, la ville de Saint-PĂ©tersbourg a connu une nouvelle vague de coupures de lâinternet mobile dĂ©but juin, en marge de la venue du prĂ©sident Vladimir Poutine.
Fait intĂ©ressant : Cybernews a rapportĂ© que le prĂ©sident a ordonnĂ© au gouvernement et au FSB, le service de renseignement intĂ©rieur russe, de "veiller au fonctionnement ininterrompu des services les plus importants" pendant les pĂ©riodes de "fonctionnement limitĂ© de lâinternet" comme celle-ci.
Par ailleurs, OONI a remarqué fin mai que l'accÚs à de nombreux sites de jeux vidéo - comme Steam, Xbox, PlayStation, Epic Games et Origin - a semble-t-il été restreint dans le pays.
Quelques jours plus tard, alors que le jeu vidĂ©o Roblox Ă©tait lui aussi bloquĂ© depuis un moment, plusieurs mĂ©dias rapportent quâil a Ă©tĂ© de nouveau autorisĂ© dans le pays, aprĂšs sâĂȘtre pliĂ© aux demandes de Roskomnadzor, lâautoritĂ© russe des tĂ©lĂ©coms.
Lâappli Max, en revanche, vit ses premiers remous. Cet ersatz de WhatsApp Ă la sauce Kremlin a Ă©tĂ© retirĂ© de lâApp Store dâApple dĂ©but juin - une dĂ©cision que lâentreprise californienne aurait prise pour se plier Ă des sanctions, sans quâelle prĂ©cise lesquelles.
Plus généralement, la Russie a récemment renforcé son arsenal législatif pour intensifier le contrÎle du Kremlin sur le Runet. Selon un article de The Record publié le 8 juin, Moscou a mis à jour les rÚgles encadrant le systÚme SORM (SystÚme d'activités de recherche opérationnelle), un dispositif de surveillance numérique qui oblige les opérateurs télécoms et les fournisseurs d'accÚs à installer des équipements permettant aux services de sécurité d'intercepter les communications en temps réel, sans mandat judiciaire préalable.
C'est dans ce contexte que Timofei Dubrovskikh, chercheur au sein de lâONG RKS Global, rĂ©sume l'ambition des autoritĂ©s : "Les nouvelles rĂšgles visent Ă garantir que les services de sĂ©curitĂ© puissent accĂ©der Ă n'importe quelle communication, Ă tout moment."
Au-delĂ de SORM, d'autres mesures ciblent directement les entreprises numĂ©riques. L'avocat et militant des droits numĂ©riques Sarkis Darbinyan signale dans un article publiĂ© le 10 juin sur LinkedIn que des amendes peuvent dĂ©sormais ĂȘtre infligĂ©es pour des infractions aussi mineures qu'un bouton de connexion non conforme aux exigences rĂ©glementaires.
Il attire également l'attention sur le projet de TLS souverain russe, visant à remplacer les certificats de chiffrement occidentaux.
Le protocole TLS (Transport Layer Security) est le mécanisme de chiffrement qui sécurise la grande majorité des communications sur internet. C'est lui qui se cache derriÚre le petit cadenas visible dans la barre d'adresse de votre navigateur. ConcrÚtement, TLS chiffre les données échangées entre un utilisateur et un site web, rendant leur contenu illisible pour quiconque tenterait de les intercepter en chemin.
Pour fonctionner, ce protocole repose sur des certificats numériques, émis par des autorités de certification (CA) reconnues mondialement, qui garantissent l'identité du site visité et permettent d'établir une connexion sécurisée.
C'est précisément ce systÚme d'autorités de certification que la Russie cherche à court-circuiter avec son projet de TLS souverain. En créant sa propre autorité de certification nationale, Moscou se donnerait la capacité d'émettre des certificats pour n'importe quel site, y compris en se substituant à des services étrangers, et surtout de déchiffrer et d'inspecter le trafic des internautes russes sans que ceux-ci s'en aperçoivent.
Pour que ce systÚme fonctionne, les navigateurs et appareils utilisés en Russie devraient faire confiance à cette autorité nationale, ce qui implique une pression croissante sur les fabricants et éditeurs de logiciels opérant sur le marché russe. "C'est une infrastructure parallÚle conçue pour que le Kremlin puisse contrÎler ou filtrer le trafic chiffré à volonté", résume sans ambage Sarkis Darbinyan.
Aller plus loin : Retrouvez lâanalyse dâAmreesh Phokeer, contributeur Ă Internet Society Pulse, sur la situation dâisolement numĂ©rique de la Russie. Lâarticle explique que, malgrĂ© des efforts politiques pour renforcer sa souverainetĂ© numĂ©rique, la Russie ne peut pas rĂ©ellement sâisoler complĂštement dâinternet en raison de son infrastructure historiquement ouverte et dĂ©centralisĂ©e. En revanche, la guerre en Ukraine a accentuĂ© une fragmentation progressive du rĂ©seau, liĂ©e Ă la censure interne, aux sanctions internationales et au dĂ©part de nombreuses entreprises - recensĂ©es notamment par le site Leave Russia.org -, ce qui affaiblit la rĂ©silience du rĂ©seau russe et menace lâinteropĂ©rabilitĂ© globale dâInternet.

Chine đšđł De nouvelles informations alarmantes nous parviennent de Chine, illustrant un durcissement sans prĂ©cĂ©dent de la censure et de la surveillance Ă©tatique.
Selon des documents internes divulgués et analysés dans un récent rapport publié par ChinaFile le 2 juin, les autorités chinoises ont considérablement intensifié leur répression contre l'utilisation des VPN.
TechRadar confirme cette tendance, soulignant qu'il devient extrĂȘmement difficile pour les internautes de trouver des VPN stables. Ces documents divulguĂ©s prouvent le "succĂšs" redoutable du gouvernement dans sa capacitĂ© Ă bloquer les outils de contournement du Grand Firewall, isolant ainsi davantage les citoyens de l'internet mondial et restreignant drastiquement la libertĂ© d'accĂšs Ă l'information.
Mais les restrictions d'accĂšs ne sont qu'une facette du problĂšme. En parallĂšle, des rapports rĂ©cents sur lâentreprise chinoise Geedge Networks, relayĂ©s par des mĂ©dias comme le Business Standard et Chosun Biz rĂ©vĂšlent que la Chine dĂ©veloppe actuellement un outil d'intelligence artificielle conçu pour prĂ©dire les risques politiques. Ce systĂšme de surveillance prĂ©dictive analyserait d'immenses volumes de donnĂ©es comportementales et numĂ©riques pour identifier, avant mĂȘme qu'ils n'agissent, les individus susceptibles de reprĂ©senter une menace pour le rĂ©gime.
Cette convergence entre le verrouillage absolu de l'accÚs à internet (via la destruction des réseaux VPN) et le développement de technologies de "police prédictive" marque un tournant majeur. Pour les défenseurs des droits numériques, ces rapports démontrent que les coupures d'internet et les restrictions techniques ne servent plus seulement à censurer l'information, mais s'intÚgrent désormais dans un écosystÚme technologique punitif visant à anticiper et étouffer toute forme de dissidence politique.
Syrie đžđŸ Dans un message publiĂ© sur Facebook le 2 juin, le ministĂšre syrien des Communications et des Technologies de l'information a annoncĂ© qu'il n'y aura pas de coupures internet pendant les examens gĂ©nĂ©raux cette annĂ©e, contrairement Ă ce quâil sâest passĂ© dans le pays les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.
đ Suivez les coupures en direct grĂące au tracker de lâInternet Society.
Lâactu de la censure numĂ©rique en bref
đ Dans le monde du VPN, il y a gĂ©nĂ©ralement ceux qui hĂ©bergent leur propre instance Ă la maison, et ceux qui font appel Ă un service commercial. Aujourdâhui, le VPN commercial par excellence, NordVPN, offre Ă ses clients le meilleur des deux mondes : un serveur VPN privĂ© dĂ©diĂ©, avec en prime une adresse IP statique. En termes simples, cette fonctionnalitĂ© permet d'accĂ©der Ă son rĂ©seau domestique, ses appareils et ses services personnels depuis n'importe oĂč dans le monde, sans rĂ©vĂ©ler son vĂ©ritable emplacement. Une offre notamment dĂ©diĂ©e aux gamers et aux fĂ©rus de domotique connectĂ©e. TechRadar, 17 juin 2026
â Alors que de plus en plus de pays font la guerre aux VPN, aux jeux vidĂ©o et aux rĂ©seaux sociaux en brandissant la protection des mineurs, parfois Ă raison, mais souvent en promouvant une vision tout aussi inquiĂ©tante de la surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e, une nouvelle coalition, appelĂ©e Stop Killing the Internet, sâapprĂȘte Ă ĂȘtre lancĂ©e par plusieurs groupes de la sociĂ©tĂ© civile, en tĂȘte desquels Stop Killing Games et lâOpen Rights Group. Cette nouvelle campagne internationale dĂ©fend un internet ouvert contre les politiques et pratiques imposant la surveillance, lâexclusion et un contrĂŽle centralisĂ© excessif au nom de la sĂ©curitĂ© en ligne. La campagne promeut des approches respectueuses des droits pour la protection de lâenfance, la vie privĂ©e, la responsabilitĂ© dĂ©mocratique et la responsabilitĂ© des plateformes. Open Rights Group, 16 juin 2026
đčđ· Comme plusieurs pays, dont de nombreux Etats dĂ©mocratiques, la Turquie pourrait bien resserrer la vis sur les VPN. BTK, lâAutoritĂ© turque des technologies de lâinformation et de la communication, prĂ©pare une loi qui obligerait les fournisseurs de VPN Ă sâenregistrer auprĂšs de lâEtat, Ă obtenir des licences dâexploitation et Ă crĂ©er des sociĂ©tĂ©s locales entiĂšrement Ă©tablies en Turquie. Les fournisseurs qui ne se conformeraient Ă cette lĂ©gislation dans un dĂ©lai de six mois aprĂšs sa mise en oeuvre sâexposeraient Ă des amendes allant de 1 Ă 30 millions de livres turques (18 800 Ă 563 000 euros), ainsi quâĂ une rĂ©duction de leur bande passante pouvant atteindre 95%, rendant leurs services inutilisables dans le pays. The Eastern Herald, 14 juin 2026
đ Mia Weaver, contributrice dâInternet Society Pulse, appelle la communautĂ© scientifique et les autoritĂ©s politiques Ă se pencher davantage sur les rĂ©seaux de cĂąbles sous-marins de fibre optique. Elle explique que les outils de surveillance actuels peinent Ă fournir des indicateurs de performance suffisamment fiables. Câest pourquoi elle vient de publier, avec plusieurs collĂšgues, un article sur une approche innovante, sâappuyant sur des donnĂ©es en source ouverte, pour obtenir des analyses comportementales de ces cĂąbles bien plus prĂ©cises. Leurs travaux ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s durant la confĂ©rence NINeS (New Ideas in Networked Systems). Internet Society Pulse, 11 juin 2026
đ”đž 7amleh, aussi connu sous le nom dâArab Center for Social Media Advancement a publiĂ© une nouvelle Ă©tude intitulĂ©e âLe GĂ©nocide numĂ©rique de la Palestine (2021-2025) : Une analyse factuelle de lâapplication des politiques, de la modĂ©ration et de la communication de Metaâ. Ce rapport documente les schĂ©mas de censure et de suppression affectant les contenus palestiniens sur les plateformes de Meta sur une pĂ©riode de cinq ans. RĂ©alisĂ©e en partenariat avec Fabio Cristiano de lâUniversitĂ© dâUtrecht, cette recherche sâappuie sur lâanalyse de 3 520 cas signalĂ©s Ă lâObservatoire palestinien des violations des droits numĂ©riques (7or) entre 2021 et 2025. Les rĂ©sultats rĂ©vĂšlent que la modĂ©ration par Meta du contenu palestinien ne relĂšve pas dâerreurs isolĂ©es, mais reflĂšte des schĂ©mas rĂ©currents dans lâapplication des politiques, les pratiques de modĂ©ration et la communication avec les utilisateurs concernĂ©s. 7amleh, 9 juin 2026
đ Quid de lâavenir du splinternet avec lâavĂšnement de lâIA pour les technologies de surveillance du trafic internet ? Alors que le Guardian alerte de lâinquiĂ©tante fragmentation croissante de l'internet dans une tribune, Kyle Volpi Hiebert, un chercheur canadien, argue sur le site Open Canada que lâIA amplifie ce phĂ©nomĂšne, Ă la fois via le partage (gĂ©nĂ©ralement transactionnel) de technologies chinoises de surveillance dans de nombreux pays et en transformant - et fragmentant - le paysage de la recherche internet. Il relaie Ă©galement certaines propositions de Konstantinos Komaitis, chercheur principal rĂ©sident au sein de la Democracy + Tech Initiative de lâAtlantic Council, pour soutenir un internet ouvert. Notamment quâune coalition de pays volontaires sâengage Ă approfondir lâinteropĂ©rabilitĂ© dâinternet comme principe de conception par dĂ©faut de leurs systĂšmes numĂ©riques. Open Canada, 12 juin 2026
Les événements à venir
đïž Forum on Internet Freedom in Africa 2026 (FIFAfrica26), Maurice, 28 septembre-1er octobre
Organisateur : Collaboration on International ICT Policy For East And Southern Africa (CIPESA)
Site | Sâinscrire | Contribuer au programme (date limite : 29 mai 2026)
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